Résumé
Jean Moreau rêvait d'un avenir heureux aux côtés de Sophie Martin et aspirait à l'épouser. Mais un revirement inattendu survint : Sophie fut facilement charmée par un homme riche et séduisant, plongeant Jean dans une profonde désolation et une colère dévorante.
Par un crépuscule nuageux, alors que Jean était au bord du désespoir, un vieil homme au visage marqué par de profondes rides et arborant un sourire énigmatique apparut devant lui. D'une voix calme, il déclara : « À l'époque de la dynastie Tang, l'impératrice Yang Guifei rassemblait les hommes pour jouer à un sugoroku risqué, dont la dernière case promettait une fortune incommensurable. » Le vieil homme tendit un ancien plateau de sugoroku couvert de poussière et lança à Jean un défi.
Bien que sceptique, sentant en lui une lueur d'espoir née de son désespoir, Jean saisit les dés et se lança sur le plateau. La première case portait l'inscription « Exprimez à voix haute vos regrets du passé », faisant ressurgir vivement les remords de son enfance et le courage qu'il avait perdu. Sur la case suivante, l'ordre était « Laissez couler vos larmes pour les souvenirs d'un amour perdu », et la tristesse longtemps enfouie dans son cœur déborda. Chaque case semblait étrangement liée à des événements réels, imposant à Jean une série d'épreuves successives.
Le moment le plus saisissant survint lorsque la case indiquait « La Flamme de la Vengeance ». Soudain, l'homme riche qui avait jadis arraché Sophie à Jean apparut, attisant sa colère. Cependant, il murmura simplement : « Il n'est plus nécessaire de haïr » avant de disparaître aussitôt. À cet instant, Jean fut confronté à la faiblesse de son propre cœur.
Enfin, il atteignit la dernière case. Celle-ci portait l'énigmatique inscription « Discernes le véritable trésor ». Soudain, le plateau, enveloppé de lumière, disparut, laissant place non pas à un amas scintillant de richesses, mais à un simple miroir. Dans ce reflet, Jean vit lui-même — les remords, la colère et un attachement persistant à l'amour perdu. En se contemplant, il comprit que toutes ces épreuves n'étaient pas destinées à l'inciter à rechercher des biens matériels, mais à l'amener à se pardonner et à reconnaître la richesse de son monde intérieur.
À cet instant, le vieil homme réapparut et déclara calmement : « La véritable richesse réside dans la libération de votre cœur. Vous détenez déjà le trésor. » Confronté à son propre intérieur et sentant sa colère se transformer en douceur, Jean fit alors un nouveau pas vers l'avenir.

















































