Résumé
Marc et Claire Dupont, accompagnés de leurs enfants, se rendirent dans un campement paisible au cœur des montagnes. Devant le feu de camp, Marc raconta que la vie se renouvelait en un cycle éternel, et ces paroles s’imprimèrent profondément dans l’esprit des enfants.
Arrivés au bord de la rivière, Marc partagea le poisson qu’il avait pêché avec toute la famille, et chacun en savoura le goût. Après le repas, touchés par les mots de leur père, les enfants commencèrent à rassembler délicatement les arêtes restantes, les enterrant dans le sol comme s’ils construisaient un petit tombeau. Ils y voyaient une manifestation de leur révérence pour la vie ainsi qu’un rituel mystérieux.
Cependant, dans l’après-midi, animés par une curiosité enfantine, les enfants s’aventurèrent plus profondément dans la forêt obscure. Alors qu’ils couraient à travers les ombres, un coup de feu strident retentit soudainement, et ils furent témoins d’une scène choquante : un chasseur, par erreur, avait abattu son compagnon. Pris de peur et de confusion, ils n’eurent d’autre choix que de fuir précipitamment.
De retour au village, les habitants commencèrent à murmurer que cet accident de chasse n’était pas fortuit, mais résultait du "jeu interdit", une tradition ancestrale. D’une voix grave, Marc expliqua que l’acte innocent des enfants, qui avait consisté à enterrer les arêtes de poisson sous forme de tombe, avait réveillé une fatalité interdite reposant dans la forêt. Le silence profond de celle-ci et la tragédie du compagnon perdu apparurent comme le prix à payer pour avoir défié l’ordre de la nature.
Alors que la nuit s’épaississait et que le feu mourant diffusait une faible lueur, une ombre de tristesse traversa les yeux de Marc. Les silhouettes des arbres s’allongèrent soudainement, comme pour annoncer leur destin, rappelant que la douleur causée par cet incident constituait une punition sévère pour toute ingérence irréfléchie dans la nature. À cet instant, la famille comprit que leur jeu innocent avait réveillé une malédiction scellée, mettant en mouvement la roue du destin qui, inévitablement, finirait par se refermer sur eux.

















































